Histoire :
Créé en 1840, cet asile est installé dans l'ancien
Hôpital Général. L'action du premier directeur,
le médecin-aliéniste Jacques-Henri Girard de Cailleux
est déterminante : soucieux de mettre en pratique la théorie
d'Esquirol selon laquelle " un hôpital d'aliénés
est un instrument de guérison ", il obtient de faire progressivement
reconstruire l'établissement, conformément au programme
thérapeutique qu'il avait mis au point. La tâche est
confiée à l'architecte départemental Boivin (1841-56).
Seule l'ancienne chapelle a été conservée.
Architecture :
Conformément aux théories d'Esquirol, les sexes sont
séparés, de part et d'autre d'un vaste bâtiment
administratif situé au centre du dispositif ; de chaque côté
de ce bâtiment se répartissent, symétriquement
et parallélement, les pavillons des malades classés
en quatre catégories : demi-paisibles, paisibles, pensionnaires
(malades fortunés), et au fond du parc, les agités dans
des pavillons en quart de cercle. Des galeries de circulation relient
les principaux bâtiments tandis que, pour le plaisir et le confort
des aliénés, des galeries agrémentent les façades
des pavillons. Les malades disposent d'ateliers, nécessaires
au programme thérapeutique au même titre que les espaces
verts qui séparent les bâtiments. |