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Les églises hospitalières se dotent d'une salle
commune (parfois plusieurs), de plan généralement rectangulaire, disposée
perpendiculairement aux bâtiments religieux et caractérisée par une
architecture monumentale. La vaste salle est parfois dotée d'un autel,
à une de ses extrémités, pour que les malades puissent assister à
l'office religieux depuis leur lit.
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Cette maison hospitalière, ou dhospitalité, renoue
avec la tradition daccueil des plus déshérités.
Installée le plus souvent dans le centre des villes, elle
occupe parfois un îlot entier et sorganise, comme une
grosse demeure urbaine, autour dune cour centrale.
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En juxtaposant les salles communes, autour
d'une chapelle unique, l'hôpital classique adopte de nouvelles formes
morphologiques dont les caractéristiques sont : la présence d'une
cour, des bâtiments formant une croix, une symétrie récurrente et
une orthogonalité. La forme générale des édifices est cependant variable
: carré simple ou cour rectangulaire, bâtiments en croix avec chapelle
au centre, damier à plusieurs cours, qui constituent autant de variantes
possibles.
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Souvent financé par des mécènes riches ou
philanthropes, le palais hospitalier, par référence
au « palais social », peut prendre la forme dun
petit château ou dune riche villa. Il sagit en
général dun corps de bâtiment daspect
soigné avec ou sans ailes en retour. Accompagné de
jardins et de petits pavillons qui complètent la composition,
il est souvent construit en périphérie des villes.
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Les salles communes se superposent, formant
des pavillons clairement identifiés reliés entre eux par une galerie.
Celle-ci ceinture souvent une cour centrale et forme le lien entre
tous les bâtiments qui viennent s'y greffer , perpendiculairement
ou parallèlement. Cette forme résulte directement d'une réflexion
sur l'hygiène, la volonté d'une bonne ventilation, et la séparation
des pathologies. L'hôpital s'organise le plus souvent en symétrie
par rapport à l'axe entrée-chapelle.
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L'hôpital pavillonnaire découle directement
de l'hôpital en peigne, poussant à l'extrême la recherche de séparation
des pathologies et la volonté d'éviter les effets des contagions.
Le complexe hospitalier, qui est dit éclaté, est composé de pavillons
totalement séparés. La circulation entre les pavillons se fait parfois
par des galeries souterraines qui assurent une liaison technique.
La composition des jardins est aussi importante que celle des bâtiments
et contribue aux soins.
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L'hôpital se concentre en un seul bâtiment,
caractérisé par la superposition des " pavillons " et des services.
Les circulations convergent vers un unique pôle vertical. Ce système
facilite le déplacement du personnel en réduisant les distances à
parcourir, et accentue l'ensoleillement et l'aération des chambres
et des salles communes par l'orientation et l'élévation des bâtiments.
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Issu du modèle monobloc, cet hôpital opère une nouvelle séparation.
La partie technique (blocs opératoires, imagerie médicale) de l'hôpital
se concentre à la base du bâtiment, sur un plateau, tandis que l'hébergement
se répartit sur les niveaux superposés de la tour. Les moyens techniques
architecturaux permettent de construire de plus en plus haut.
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Les blocs d'activités ou d'hébergement, constitué
désormais de chambres doubles ou individuelles, se multiplient. L'hôpital
s'organise autour d'une rue intérieure qui relie entre eux les différents
pôles médicaux. Cette concentration horizontale crée des établissements
denses, ramassés, homogènes et ouverts sur la ville. L'hôpital horizontal,
ou hôpital-rue, correspond à une volonté d'humanisation de l'hôpital,
qui passe par son intégration au site et son ouverture physique et
scientifique sur la ville qui l'entoure.
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