©Groupe hospitalier Sainte Anne
 
  ©Groupe hospitalier Sainte Anne
 
France     1863-69
Ile de France      
Paris    
1, rue Cabanis
75014
  Charles-Auguste Questel
 
   
    hopital psychiatrique
     
    activités médicales
 
  Echanges "Journal d'informations du centre hospitalier Sainte Anne, N°50 /
Histoire :
Un décret de Naopoléon III du 30 juillet 1863 déclare "d'utilité publique la création d'un asile clinique à Paris pour le traitement des maladies mentales : le dit asile devant être établi sur les terrains et dépendances de la ferme Sainte Anne appartenant à l'Assistance Publique". Ce décret intervient après les importants travaux de la Commission spéciale créée par le préfet Haussmann sur la réorganisation du service des aliénés du département de la Seine.
Ces travaux s'inspirent d'un rapport de Desportes - administrateur des hospices civils de Paris - rédigé en 1833 qui demande la création d'un hôpital spécial pour le traitement des malades présentant des chances de guérison. Cet établissement, conçu pour 500 malades, doit être un modèle pour la France et l'Europe, mettant en pratique les enseignements de Pinel et d'Esquirol.



Architecture :
Les plans de l'asile Sainte Anne sont établis d'après les directives du docteur Girard de Cailleux par l'architecte C.C Questel. Le terrain -un quadrilatère irrégulier - présente une pente montante d'Est en Ouest avec une dénivellation de 14m, qui a été utilement utilisée par l'architecte pour constituer un des deux axes de l'établissement. La partie Ouest, qui occupe les 2/3 du domaine, est constituée d'un quadrilatère autour duquel sont disposés les 12 pavillons des divisions (les hommes à droite et les femmes à gauche). Sur l'axe médian, se trouve situé le bâtiment d'administration, celui des services généraux et la chapelle. La partie Est comporte, du Nord au Sud en suivant l'axe de l'allée centrale, le pavillon de l'admission générale pour l'ensemble des asiles de la Seine, puis deux importants bâtiments construits en 1869, conçus primitivement l'un pour le pensionnat, l'autre pour le service des malades difficiles. Certains des pavillons sont reliés par des passages souterrains.
Les bâtiments ont deux ou trois niveaux d'élévation, selon leur fonction. Les matériaux de gros œuvre et de charpente proviennent de la démolition d'immeubles opérée dans la cadre du percement des larges avenues à Paris, selon le plan de Haussmann.


 

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