|
Histoire :
L'hôpital Leeuwenberg fut fondé en 1567 au titre de
lazaret pour pestiférés sur le site de l'actuel Servaasbolwerk
à l'arrière du premier hôpital St Quentin. Déjà
en 1520 il y avait des plans à Utrecht pour la construction
d'un lazaret pour pestiférés. Cette construction put
finalement être financée grâce à la succession
d'Agnès van Leeuwenbergh qui spécifiait dans son testament
de 1562 que l'hôpital devait être destiné aux
pauvres. Le bâtiment à deux nefs comptait à
l'origine quatre salles avec un large couloir au milieu, et était
pourvu de deux toits en bâtière. L'ensemble est pourvu
de fondations et de deux hautes voûtes en berceau du type
des "halles".
Les alcôves dans les salles se trouvaient contre les côtés.
Les fenêtres surélevées étaient accessibles
depuis les galeries via un escalier en saillie et pouvaient être
ouvertes.
L'hôpital fut réquisitionné au cours de la
dramatique année 1672 et fut transformé en hôpital
militaire.
Il faillit brûler intégralement en 1678. Seuls les
murs furent épargnés. Le bâtiment fut restauré
en 1680 et fut doté d'un toit semblable à celui d'avant
l'incendie. Les cuisines furent déplacées et l'aile
sud-ouest fut agrandie.
Au cours du dix-huitième siècle, l'hôpital
joua un rôle dans les soins dispensés aux pauvres et
dans le traitement général des maladies infectieuses.
En 1794, la propriété fut transformée en caserne.
Deux étages furent ajoutés, à hauteur des galeries
et du battellement, ainsi qu'une rangée supplémentaire
de fenêtres dans la façade.
En 1845, l'hôpital fut transformé en laboratoire de
chimie. Le chimiste et professeur Gerrit Jan Mulder (1802-1880)
y régna en maître pendant des années. Mulder
fut le premier aux Pays-Bas à faire de la recherche sur les
aliments afin d'améliorer la santé publique. L'arrière-corps
fut abattu afin de donner une nouvelle façade (avant-corps)
au bâtiment, avec un pignon et un double escalier. Les fenêtres
d'origine furent remplacées par des fenêtres ogivales.
C'est ainsi que l'on vit côtoyer la façade du bâtiment
avec les remparts de la ville qui furent abattus depuis.
Une nouvelle restauration fut effectuée en 1885, l'objectif
étant de reconstituer l'état original de l'immeuble
de 1567. L'avant-corps fut démoli, l'escalier fut remplacé
par un escalier simple et les fenêtres ogivales furent dotées
d'entrelacs néo-gothiques en brique avec deux lucarnes néogothiques
dans la toiture. Ces ajouts n'étaient en fait pas basés
sur les dessins d'origine du Moyen-Age.
En 1930, l'intérieur du bâtiment fut transformé
en un grand espace unique et utilisé comme église.
En 1978, la restauration de la toiture fut réalisée.
La toiture de 1678 qui avait été attaquée par
le cérambyx dut être entièrement remplacée.
|